11 avril 2013

Capteurs de rêves ( Dreamcatchers )

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Dans la culture amérindienne, un capteur de rêves ou attrapeur de rêves est un objet artisanal ojibwé appelé asubakatchin composé d'un anneau, généralement en saule, et d'un filet lâche. Les décorations qui le composent sont différentes pour chaque capteur de rêves. Selon une croyance populaire, le capteur de rêve est censé empêcher les mauvais rêves d'envahir le sommeil de son détenteur. Le capteur de rêves conserve les belles images de la nuit et brûle les mauvaises aux premières lueurs du jour.

 

 

 

La légende

 

La légende huronne-wendat du capteur de rêves

 

Il y a bien longtemps, lorsque le monde était encore jeune, dans un village autochtone, un amérindien dormait avec ses frères et ses sœurs dans la maison longue.

Un jour, l’homme partit à la chasse pour aller chercher le repas pour les prochaines lunes. Il partit loin, afin de trouver un orignal qui s’abreuvait de l’eau de source pure qui découlait de la montagne. Il traversa rivières et fleuves avec courage et détermination, sans apercevoir de chevreuils ni d’orignaux dans les environs. Il décida alors de partir vers la montagne même, croyant que le repas allait bientôt être mis au feu.

 

En chemin, il aperçut une grotte immense dans laquelle il pouvait se trouver n’importe quelle bête, c’est alors qu’il entra dans la sombre place en y donnant tous ses espoirs. Dans la grotte, l’esprit de l’orignal était absent. Un esprit mal veillant était présent. L’homme ne se sentait pas bien à l’intérieur, il était certain que quelque chose de sombre se cachait dans ces profondeurs… C’est alors qu’une bête surgit des profondeurs de la grotte. Des yeux rouges, couleur de sang, un poil noir comme la nuit, un museau retroussé et des crocs prêts à mordre de la chair. L’homme sursauta, fut pris de panique en laissant son arc derrière lui, ayant une petite lueur d’espoir de rester en vie.

 

De retour au village, l’homme avait les bras vides. Pas de nourriture, ni d’armes pour chercher d’autres bêtes. Il était terrorisé à l’idée de retourner à la chasse. Le soir même, l’homme n’arrivait pas à trouver le sommeil. Toutes les fois qu’il s’endormait, il voyait encore les deux yeux rouges couleur de sang du monstre qui le fixait, prêt à le dévorer. Le soir suivant, il essaya de bien dormir, mais sans résultat. Nuit après nuit, lunes après lunes, l’homme ne pouvait plus dormir. L’esprit de la bête aux yeux de sang le hantait. Plusieurs soleils passaient et rien ne changeait.

 

Un jour, au beau milieu de la nuit, l’homme se leva après un cauchemar. Il sortit du village et partit vers la forêt voisine. Après avoir longtemps erré, exténué, il s’endormit sur le sol rempli de branchages. Le lendemain à l’aube, l’homme se réveilla impressionné. Il n’avait pas fait de cauchemar. Il leva les yeux et aperçut une toile d’araignée qui brillait, parée de la rosée du matin.

 

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Depuis, l’homme s’endormit toujours près d'une toile semblable qui s'illuminait chaque matin sous les rayons du soleil. Il raconta son expérience à tous ceux qu'il rencontrait et tout comme lui, chacun se fabriqua un objet qui rappelait la toile d'araignée et que l'on appela bientôt "le capteur de rêves".

 

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Le capteur de rêve

 

Selon la culture huronne, les humains font tous partie du Grand Esprit, créateur de la nature et des hommes. Celui-ci nous suggère des rêves afin que nous puissions mieux nous comprendre. Le rêve est le véhicule qui permet l'échange entre l'Homme et le Grand Esprit.

 

Toujours selon cette culture, le rêve est l'expression des besoins de l'âme. Il est aussi primordial de satisfaire les besoins de l'âme que ceux du corps. Le rêve permet de se libérer. Il assure l'équilibre. Si on écoutait la démarche que les rêves nous proposent, on comprendrait beaucoup mieux les besoins de l'âme.

 

Le capteur de rêves est utilisé pour aider à contrôler les rêves, dans la mesure où l'on peut contrôler ses pensées, sa vie. À l'origine, il était destiné aux enfants qui faisaient de mauvais rêves. Il s'agit d'un petit cerceau fait d'une branche de saule recourbée pour former un cercle. Dans ce cerceau, est tissé un filet de la forme d'une toile d'araignée comportant un trou au centre. Puis il est garni de perles et de plumes.

 

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Pendant la nuit, les mauvais rêves resteront pris dans le filet, pour être brûlés par les premières lueurs du jour. Les beaux rêves passeront à travers le trou du centre pour être conservés dans les plumes installées autour du cerceau. Les plumes représentent l'amour, la douceur et la bonté. On peut aussi insérer sur le filet du capteur, des petits objets précieux, comme une petite pierre de couleur ou tout autre objet qui pour nous est précieux.

 

Le capteur aide l'enfant à mieux cerner ses idées et permet à l'adulte de vérifier les peurs de l'enfant. Le petit apprend ainsi à faire le tri dans les pensées qu'il veut garder et celles dont il veut se départir.

 

Des millions de personnes aujourd’hui utilisent un capteur de rêve pour les aider à contrer les cauchemars. Mais les vrais capteurs de rêves qui ont été créés par des mains autochtones ne peuvent en aucun cas être achetés. Le capteur de rêves doit être donné par l’artisan sans être touché par une autre personne que lui-même, car la première autre personne qui touche ce capteur de rêves sera le nouveau propriétaire de celui-ci.

 

 

- ( See the english text below) -

 

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Encore quelques capteurs de rêves

A few more dreamcatchers 

 

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Origin

 

While dream catchers originated in the Ojibwa Nation (Chippewa), during the Pan-Indian Movement of the 1960s and 1970s they were adopted by Native Americans of a number of different nations. Some consider the dream catcher a symbol of unity among the various Indian Nations, and a general symbol of identification with Native American or First Nations cultures. However, other Native Americans have come to see dream catchers as over-commercialized. Non-Indians have also used the dreamcatcher for their own purposes, sometimes New Age in nature.

 

American ethnographer Frances Densmore writes in her book Chippewa Customs (1979, pg. 113)

 

-  "Even infants were provided with protective charms. Examples of these are the "spiderwebs" hung on the hoop of a cradle board. These articles consisted of wooden hoops about 3½ inches in diameter filled with an imitation of a spider's web made of fine yarn, usually dyed red. In old times this netting was made of nettle fiber. Two spider webs were usually hung on the hoop, and it was said that they "caught any harm that might be in the air as a spider's web catches and holds whatever comes in contact with it." - 

  

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Dreamcatchers 

  

Traditionally, the Ojibwa construct dreamcatchers by tying sinew strands in a web around a small round or tear-shaped frame of willow (in a way roughly similar to their method for making snowshoe webbing). The resulting "dream-catcher", hung above the bed, is used as a charm to protect sleeping children from nightmares. As dreamcatchers are made of willow and sinew, they are not meant to last forever but are intended to dry out and collapse as the child enters the age of wonderment.

 

The Ojibwa believe that a dreamcatcher changes a person's dreams.

 

According to Konrad J. Kaweczynski, " Good dreams would pass through and slide down the feathers to the sleeping person. Bad dreams would stay in the net, where they perish in the light of dawn”.

 

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